A propos du Protocole Lebranchu

la FHF et les conférences rappellent leurs attentes et leur inquiétude sur les moyens

Publié le 27 janvier 2016
A propos du Protocole Lebranchu

A l'aube d'une réforme d'ampleur pour les trois fonctions publiques avec le protocole « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » dit PPCR, la Fédération hospitalière de France (FHF) a pris position avec la Conférence des directeurs généraux de CHRU et la Conférence nationale des directeurs de centres hospitaliers dans un courrier adressé à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et à la ministre de la Fonction publique, Marilyse Lebranchu. Si elles sont particulièrement attachées à la valorisation des talents par la dynamisation des carrières des fonctionnaires les plus impliqués, la FHF et les conférences tiennent aussi à alerter les pouvoirs publics sur les moyens nécessaires au financement de ces mesures.

Les professionnels de santé et médico-sociaux sont, chaque jour, fortement impliqués pour répondre à la demande de prise en charge des Français. Un investissement qui doit être reconnu et valorisé. C'est la raison pour laquelle la FHF et les conférences soutiennent les avancées potentielles dont le protocole PPCR est porteur en termes de dynamisation des carrières et de reconnaissance de la valeur professionnelle, véritable levier de mobilisation.

Toutefois, dans un contexte fortement contraint par le plan triennal de maîtrise des dépenses de santé, la FHF et les Conférences ne peuvent que s'interroger sur l'impossibilité de financer l'accord négocié en inter-fonction publique compte tenu de l'ONDAM hospitalier fixé à 1.75% en 2016, pour une progression des charges évaluée à 3%. De ce fait, elles alertent sur les conséquences directes que les termes du protocole font peser sur l'emploi au regard du surcoût estimé à 1,7 milliards d'euros pour lequel aucun financement n'a été, à ce jour, annoncé.

Les responsables hospitaliers, fidèles à leurs valeurs et soucieux d'assurer la continuité des prises en charge, assumeront leurs responsabilités, mais ils ne pourront mener à bien leur mission et éviter le découragement des professionnels qu'avec des choix gouvernementaux cohérents.


FERMER